Qui est OPSICRON ?

Né de la mouvance surréaliste, Philippe VAN DOOLAEGHE dit « OPSICRON » c’est tout d’abord adonné à concevoir des œuvres alliant le surréalisme au fantastique, dont il titre cette orientation comme « peinture Mégarêviste ». Naîtront ainsi divers travaux picturaux d’un classicisme Dalinien aux fantaisies philosophiques qui chemineront par des collages hymne média pour conquérir des images à la manière de Max Ernst. Puis, parmi les jeux de l’inconscient, des découpages de test projectifs ouvriront à l’artiste de nouvelles visions par l’exploration de la matière.

Non seulement sous sa forme picturale, mais également en parallèle Philippe développe des images en 3D, adjoignant son goût de la sculpture à la technique du papier mâché, employée dès le XVIIème. Ainsi il mais en application ce qu’il appelle les « Ipaginures Cellulosiques » créations en haut et bas-reliefs réalisés uniquement en fine couches de papier.

Tous ces horizons intérieurs ont été mené durant sa période de résidence en Seine et Marne.

En s’installant dans le pays d’Oc, Philippe s’est ouvert aux sentiers entre vignes et garrigues, aux plages. Cette Terre l’interpelle, elle lui confie ses joyaux, sa lumière. Elle pressent en cet artiste celui que l’on qualifie de « Cérébral Man ».

Embrun de tout cela, l’artiste construit de l’art pauvre de nouvelles structures surréalistes basées sur la récupération de divers matériaux qui jonchent çà et là son parcours de baguenaudeur.

Cette nouvelle aptitude enrichie sa sculpture d’une terminologie la qualifiant de « fragments délires » ou de « vestiges babioliques ».

Et voilà où nait Opsicron, car l’artiste n’est pas en reste pour soumettre sa peinture à ces nouvelles exigences.

Le surréaliste s’empreinte d’informel, se nourrit de l’expression de la matière et des matériaux. Le dessin cède place au geste libre qui convulse vers l’idée.

Opsicron nuance ses recherches par le tachisme, le dripping ou la décalcomanie, sans omettre la pulvérisation de l’art urbain par l’aérosol.

Si toute ces révolutions ont éveillé l’évolution de son travail vers divers horizons, il demeure un point sur lequel l’artiste n’a pas marqué de changement fondamental. Ce sont les trahisons sémantiques, propagées avec Magritte ou par la littérature de Desnos, celles-ci confèrent un caractère poétique à l’ensemble de son œuvre artistique par le choix de ses titres. Mais au travers de petits fascicules plus ou moins délirant, composés au fil du temps. Artiste complet sans nul doute, de cet anagramme Opsicron réinventera-t-il VAN DOOLAEGHE Philippe ?